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OpenGov

 

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Méthodologie de l'enquête

 

Ce baromètre est constitué à partir de données qui ont été collectés dans le cadre d’un questionnaire diffusé en ligne et à destination de toutes les collectivités, qu’elles aient ou non mis en place un outil de démocratie locale numérique.

 

L’enquête a été réalisée du 17 janvier au 4 mars 2016 par un questionnaire en ligne et a été envoyé à  10 000 contacts  (élus, DGS / DGA, agents des directions en lien avec le numérique et/ou la citoyenneté) de 5 000 collectivités (communes de plus de 3500 habitants, départements, intercommunalités, régions, métropoles). Toutefois, d’autres types de collectivités pouvaient répondre (communes de moins de 3500 habitants, PNR) en prenant connaissance de l’enquête par d’autres canaux (newsletter, articles).

 

Le questionnaire se découpe en quatre parties :

•présentation du répondant et de sa collectivités,

•présentation de l’outil numérique de démocratie locale et son évaluation (pour les collectivités concernées),

•focus sur les portails d’ouverture des données publiques (pour les collectivités concernées)

•questions d’évaluation générale sur les leviers et freins des outils numérique au regard de la démocratie locale (tous les répondants).

 

Les questions étaient majoritairement fermées, avec toutefois quelques questions ouvertes, dont des verbatim appuient l’analyse dans ce document.

 

Les répondants sont constitués de 194 collectivités ayant renseigné 55 outils numériques de démocratie locale, correspondants  à 44 collectivités (10 collectivités ont deux outils, une a trois outils).

Les chiffres sont à interpréter avec prudence en raison de la faiblesse des effectifs.

 

Nous appelons collectivités outillées les collectivités ayant mise en place un outil de démocratie locale numérique. Dans le questionnaire, les outils ont été définis tels que  permettant de rendre transparentes des informations publiques, de faire participer ou de co-construire avec les citoyens et/ou les usagers. Il s'appuie sur les technologies numériques en ligne ou hors ligne.

Exemples d'outils : portail de données publiques, forum de discussion, plateforme numérique de budget participatif, blog, application de sondage, application interactive d'urbanisme collaboratif, site web de cartographie participative, site web de chantier, etc.

 

Présentation des répondants

A quel type de collectivité appartenez-vous ?

Combien d'habitants votre collectivité compte-t-elle?

Les répondants sont majoritairement des communes (51%) ou intercommunalités (27%) de plus de 10000 habitants. 47% des répondants sont des agents de la collectivité.

Par ailleurs, 16% sont des élus et environ un tiers occupent des postes de direction. Parmi les services représentés : solutions numériques, développement local,  environnement, communication, etc.

Le numérique : une opportunité pour la démocratie locale

La première partie du questionnaire consistait à mesurer l’apport du numérique dans la participation citoyenne. ce dernier est propice dans la mesure où il est fréquemment invoqué comme une  solution face à l’essoufflement des mécanismes de démocratie locale traditionnels.

En 2012, Décider ensemble dressait un premier état des lieux du rôle des données ouvertes par les collectivités et les administrations dans l’évolution du rapport entre gouvernants et gouvernés: l’open data peut en effet modifier en profondeur ces rapports; grâce à une meilleure connaissance réciproque et une symétrie d’information.

Depuis, les outils numériques se sont multipliés. Ils permettent aux citoyens non plus seulement d’avoir accès aux informations publiques, mais d’avoir un impact direct sur les décisions en cours, ou de co-construire les politiques publiques.

En faisant apparaitre une démocratie plus directe, le numérique marque la fin des organisations pyramidales au profit de structures relationnelles horizontales et en réseaux. C’est également ce qu’illustrent les résultats du baromètre de la démocratie locale numérique : 80% des répondants déclarent que les outils numériques permettent de renforcer la participation citoyenne locale. Le fait qu’une collectivité ait expérimenté ou expérimente un outil numérique renforce sensiblement ce ressenti positif (90% des collectivités répondantes).

Considérez-vous, d'un point de vue général, que les outils numérique permettent de renforcer la participation citoyenne au sein d'une collectivité?

 

D'après-vous, les outils numériques sont, du point de vue de la participation citoyenne

Les participants étaient invités à choisir parmi des réponses classées parmi : une perte de temps, 1, 2, 3, 4, un gain de temps

Le numérique appelle à une véritable transformation « culturelle » des administrations. Au sein des collectivités, il fait évoluer les modes d’action centralisés et hiérarchisés vers des modes d’intervention plus agiles. Le numérique peut ainsi s’avérer un atout précieux dans l’amélioration des processus démocratiques et dans le gain de temps qu’il représente, exprimé par 58% des répondants. Certes, le fait de gagner de temps n’est pas un argument satisfaisant si l’on met de côté les difficultés d’appropriation et d’usage. Le temps de long de la démocratie s’oppose parfois au temps court du numérique et de l’immédiateté qu’il impose.

Pour autant, nous pouvons souligner que, dans le cas de concertations de projet en particulier, le numérique permet d’aggréger rapidement des contributions qui s’insèrent en temps réel sur des plateformes numériques. Le crowdsourcing, littéralement la « production par la foule », permet ainsi de produire rapidement, sans contrôle a priori, des cartes participatives (Carticipe©) dans le cadre d’une révision de schéma de cohérence territoriale par exemple.

D'après-vous, les outils numériques sont, du point de vue de la participation citoyenne

Les participants étaient invités à choisir parmi des réponses classées parmi : Un coût supplémentaire non justifié, 1, 2, 3, 4, un investissement justifié

 

Le développement de nouveaux usages numériques bouleverse le fonctionnement traditionnel de l’administration et l’invite à impulser en interne une dynamique de changement. Dans un contexte de baisse des dotations, le coût semble représenter un frein pour 56% des répondants.

Pour 44%, c’est d’avantage un investissement dans le budget de la collectivité. Nous alertions dès 2012 sur cette double lecture, en nous appuyant sur le modèle économique des portails d’ouverture des données  : Les organismes publics qui ouvrent leurs données deviennent les premiers maillons d’une nouvelle chaîne de valeur, puisque le secteur privé peut s’en emparer et les revendre sous forme de nouveaux services.  Pour autant, la notion d’investissement semble appropriée: les retombées économiques de l’open data, liées à la création de nouveaux services et d’emplois, si elles sont difficile à chiffrer, semblent bien réelles.

D'après-vous, les outils numériques sont, du point de vue de la participation citoyenne

Les participants étaient invités à choisir parmi des réponses classées parmi : un risque pour l'image de la collectivité, 1, 2, 3, 4, un support utile pour communiquer

 

Enfin, le numérique peut être un levier d’innovation en termes de communication, comme exprimé par 79% des répondants. De façon générale, les initiatives numériques confèrent aux organismes qui les engagent une « image » de transparence, d’ouverture. A ce titre, les portails de données ouvertes, par exemple, ont autant un rôle technique que de valorisation des démarches.

Les outils numériques de démocratie locale

A l’heure où le recours au numérique semble se développer au sein de dispositifs démocratiques, qu’ils soient existants  ou en construction, la question de l’apport concret des outils se pose. Quels sont les objectifs assignés ? Quelle sont les expérience et les bonnes pratiques ?

Les répondants du baromètre  ont référencé 55 outils numériques de démocratie locale, qui se répartissent de la manière suivante :

Ce sont majoritairement des plateformes de mise à disposition des données publiques qui sont représentées parmi cet échantillon. Nous y consacrons un focus à la fin de ce document.

Nous notons une certaine hétérogénéité parmi les outils renseignés. Des pages Facebook de collectivités à la Webradio participative, nous observons que les outils s’appuient sur des supports variés. Le degré d’interaction rendu possible entre les usagers semble lui aussi assez disparate : de quasi nul (blog) à très élevé (cartographie participative).

Les réponses "autres" regroupent :  « Plateforme de décision collective »,   « Plateforme de concertation »,   « Application de service public collaboratif »,   « Web-radio participative »,   « Live interactif ».

Les outils sont référencés en temps réel sur une cartographie en ligne :
Si vous souhaitez renseigner votre outil numérique de démocratie locale, rendez-vous en bas de cette page.

Votre outil numérique de démocratie locale n'apparaît pas sur cette carte?

>> Renseignez le en remplissant le formulaire <<

Quels sont les objectifs prioritaires de cet outil ? (3 à classer par ordre de priorité, 1 étant le plus prioritaire)

Les collectivités étaient invitées à classer par ordre de priorité une série d’objectifs liés à l’utilisation des outils numérique de démocratie locale.

Le premier constat à dresser est la surreprésentation comme objectif prioritaire de « informer ou mettre à disposition des informations » pour 70% des répondants. Ce résultat est cohérent avec le nombre de portails d’ouverture des données publiques recensés parmi les outils.

L’objectif secondaire le plus cité (30%) est de « faire émerger des idées, éclairer la décision ». Ce résultat témoigne de la possibilité rendue par le numérique de se lier directement aux projets ou aux politiques publiques afin de les enrichir.

L’objectif le plus cité en 3e priorité est « améliorer l’image de la collectivité ». Comme nous le mentionnions dans la première partie du baromètre, le numérique permet aux collectivité de valoriser leurs démarches.

Zoom sur les objectifs prioritaires :
Informer ou mettre à disposition des informations, cet objectif est-il atteint?
 

L’objectif de mise à disposition des informations est atteint pour 87% des répondants qui avaient sélectionné cet objectif comme prioritaire.

Cet objectif est un enjeu politique de gouvernance publique car il traduit la volonté d’améliorer  la relation de confiance entre l’administration et les citoyens. Le terme anglophone « accountability » exprime d’ailleurs cette situation dans laquelle l’administration se met en position de rendre des comptes sur son action.

La possibilité pour le citoyen d’avoir accès aux informations locales contribue à renforcer la démocratie car elle marque un point de départ vers de nouveaux modes de participation citoyenne

On remarque par ailleurs, que pour 13% des répondants, l’outil numérique ne permet pas particulièrement d’atteindre l’objectif de mise à disposition des informations.

En effet, idéalement, l’information ou la donnée publique devraient permettre à chacun de se forger une opinion, de saisir les enjeux globaux d’un débat au delà de sa propre fenêtre. Internet et les réseaux sociaux nous donnent aujourd’hui accès à une masse d’informations en temps réel. Mais cette information pléthorique nous laisse souvent, paradoxalement, mal ou pas informés. En réponse à cela, de nouveaux outils apparaissent. Par exemple, des portails open data s’équipent massivement d’interfaces de visualisation  des données à travers des schémas, des cartes ou des graphiques. En ce sens, elles constituent une première manière de rapprocher l’information publique et le citoyen.

Eclairer la décision, cet objectif est-il atteint?

Améliorer l'image de la collectivité, cet objectif est-il atteint?

Comment évaluez-vous le nombre de citoyens impliqués via cet outil numérique?

 

La mobilisation massive des citoyens est souvent invoquée comme la condition sine qua non de  la participation, qu’elle soit numérique ou présentielle. L’analyse des réponses fait apparaître une tendance contrastée : 51% des répondants se disent satisfaits du nombre de citoyens impliqués et 49% se disent neutres ou insatisfaits.

Les répondants ayant fait état d’une insatisfaction marquée ou modérée à propos du nombre de citoyens impliqués avaient la possibilité d’en expliquer la raison. Parmi les réponses, on note :

« l’outil nécessite une compétence particulière pour être utilisé »

« Il y a eu une communication inefficace ou inexistante concernant cet outil »

« Il faut du temps pour mobiliser les acteurs de terrain qui sont de véritables relais »

« Il y a une difficulté à intéresser les citoyens sur les sujets traités en session »

« L’outil n’est pas adapté à son objectif initial»

Notons qu’il peut être difficile d’évaluer quantitativement l’implication des citoyens, notamment lorsqu’il s’agit d’un portail de données publiques. Par ailleurs, ce n’est pas toujours la quantité d’utilisateurs au premier degré qui est déterminante mais la capacité qu’auront ces acteurs à réutiliser et valoriser les données. De nouvelles applications d’initiative citoyennes voient en effet le jour grâce aux efforts d’ouverture des données des collectivités.

Cet outil a-t-il été doublé de réunions présentielles?

 

Les collectivités semblent être particulièrement attentives à l’hybridation entre la participation numérique et la participation en ligne. Environ deux tiers des outils numériques renseignés sont ou ont été doublés de réunions présentielles, parmi lesquelles :

 

•des réunions publiques (61%)

•des barcamps / hackaton / Infolab / forum ouvert (29%)

•des  formations (6%)

•des conseils de quartiers (5%)

 

Nous observons qu’il existe plusieurs cas d’hybridation :

•L’outil numérique vient renforcer un dispositif « traditionnel » existant, à l’image des réunions publiques  ou des débats publics. Il permet une implication plus large en faisant participer des publics contraints par le temps, la distance, ou ne souhaitant pas s’exprimer lors de réunions.

 

•L’outil numérique naît en dehors d’un dispositif existant mais bénéficie de relais « présentiels », soit pour lever une difficulté d’usage (formations) soit pour animer une communauté d’utilisateurs (barcamps, datacamps), soit pour affiner un débat en cours.

 

Lexique

Un barcamp est une rencontre ouverte qui prend la forme d’ateliers participatifs. Le contenu des ateliers est discuté et fixé par tous les participants en début de réunion.

Un hackaton réunit des équipes pluridisciplinaires dans le but de développer de nouveaux projets, services ou fonctionnalités à partir de contenu codé.

Un Infolab est un espace collaboratif dédié à la compréhension, la manipulation et l’exploration des données.

Considérez-vous que cet outil numérique permet d'atteindre des publics traditionnellement absents des dispositifs traditionnels ? (publics précaires, étudiants, jeunes actifs, mères célibataires, non francophones).

Un des objectifs affichés des outils numériques est celui d’atteindre des publics habituellement absents des dispositifs traditionnels. La dématérialisation des informations ou des échanges permet en effet de s’affranchir des contraintes de temps et de lieu. Par ailleurs, en offrant un espace neutre et relativement anonyme, les outils facilitent la « prise de parole » et l’expression d’opinions. 34% des répondants considèrent que cet objectif est atteint.

« Les utilisateurs de l’outil numérique sont clairement des gens que l’on ne voit pas dans les réunions habituelles. Cela nous a même permis de rencontrer, lors de réunions physiques, des personnes qui nous ont expliqué être venues après avoir utilisé l’outil en ligne. »

« L'outil permet de toucher un public généralement absent de nos réunions publiques très facilement car il est intuitif et permet un engagement progressif. Il propose en effet quatre niveaux d'implication. Le premier niveau est la possibilité de simplement signaler son adhésion par un bouton "j’aime". »

Néanmoins, l’utilisation du numérique pour atteindre de nouveaux publics ne va pas sans poser de questions. Pour 30% des répondants, le numérique ne permet pas d’atteindre cet objectif. La technicité des outils et la fracture numérique sont évoquées comme des freins à l’intégration de nouveaux publics dans les dispositifs.

 

« En l'état, l'accès aux données est plutôt le fait des acteurs déjà impliqués dans le numérique donc capables de comprendre les concepts et de concevoir des réutilisations . »

« Dispositif nécessitant un accès à l'équipement et une médiation. »

« Les usages sont aujourd'hui maîtrisés par une fraction de la population. »

 

Focus : l'ouverture des données publiques
Parmi les 22 répondants ayant renseigné une ouverture des données publiques

Depuis 2015, l’ouverture des informations publiques devient une obligation légale pour les 5000 communes de plus de 3500 habitants et leurs EPCI. Le baromètre de la démocratie locale numérique y consacre un rapide aperçu afin de noter les évolutions dans le temps.

Sur quelle plateforme les données de votre collectivité sont-elles hébergées?

Conseil design : une belle page est une page simple. Evitez d'ajouter trop de couleur et de jouer avec les tailles de police.

La plateforme permet-elle des data-visualisations ? 

 

Parmi ces domaines, lesquels sont ouverts?
 

Accédez aux données complètes sur la plateforme OpenDataSoft -> ici <-

 

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